Haute-Savoie · relevé du 22/04/2026
18 % de plus qu'au relevé précédent
Châtillon-sur-Cluses est alimentée par plusieurs réseaux, le calcaire y change donc d'un quartier à l'autre, de 220 à 286 mg par litre. Le chiffre affiché est la valeur médiane sur 1 relevés.
Il chauffe bien pendant *
9 ans
Ensuite il fonctionne toujours, jusqu'à 14 ans environ, mais le tartre isole la résistance et votre facture monte.
Tartre accumulé *
18 litres
Ce qu'il y aura au fond de la cuve en fin de vie, soit environ 1,3 litre par an.
* Ces deux chiffres valent pour un chauffe-eau à résistance blindée, celle qui est au contact direct de l'eau. Comptez environ 4 ans de plus avec une résistance stéatite, 8 avec une ACI : la résistance y est protégée par un fourreau et ne s'entartre pas directement. Un chauffe-eau ne meurt pas d'un coup : il perd d'abord son rendement, puis il finit par lâcher. C'est pour ça que les fabricants annoncent des durées bien plus courtes, ils parlent du premier moment, pas du second.
Le calcaire s'accumule au fond de la cuve, à l'endroit même où chauffe la résistance. Il l'isole, elle chauffe plus longtemps, l'appareil consomme plus et chauffe moins bien. Un centimètre de tartre suffit à alourdir la consommation d'environ 10 %.
Ce que le tartre coûte sur la facture
Une résistance entartrée chauffe plus longtemps pour la même eau chaude. En reprenant la règle du centimètre à 10 %, un foyer de quatre personnes à Châtillon-sur-Cluses paie environ 54 € de plus par an d'électricité une fois le tartre installé, autour de 9 ans sur une résistance blindée. Et cette somme monte d'année en année tant que la cuve n'est pas détartrée.
Base de calcul : 35 litres d'eau chaude réellement consommés par personne et par jour, portés de 15 à 60 °C, soit environ 2 674 kWh par an pour l'eau chaude. Prix du kWh retenu, 0,2001 € (tarif réglementé, option base, révision d'août 2026).
Ajuster à votre foyer, avec le calculateurChez un foyer de quatre personnes, ce sont environ 35 grammes de calcaire par jour qui traversent le ballon, l'équivalent d'une petite poignée de poudre, tous les jours. Sur l'année cela fait 13 kg. Une partie repart avec l'eau, le reste s'entasse au fond, mêlé au sable venu du réseau. Et sur une cuve jamais entretenue, c'est bien pire. Sur un chantier à Toulon, nous avons retiré vingt litres de tartre d'un ballon de dix ans.
Quel âge a le vôtre ? Décrivez-le-moi et je vous dis s'il faut le détartrer, le remplacer, ou simplement le laisser tranquille.
Écrivez-moiC'est la vraie différence entre détartrer et adoucir. Le détartrage ne protège que la cuve du chauffe-eau. L'adoucisseur, lui, protège tout ce qui est en aval.
Une eau à ce niveau a traversé un sous-sol calcaire, ce qui est le cas de la plus grande partie du Sud-Est, du Bassin parisien et du Nord-Est. Les régions de granit comme la Bretagne ou le Massif central donnent au contraire des eaux douces. Attention toutefois : l'eau du robinet vient souvent de loin, elle ne dit donc pas forcément ce qu'il y a sous vos pieds.
On part de la dureté relevée à Châtillon-sur-Cluses, 253 mg de calcaire par litre, et d'une consommation de 35 litres d'eau chaude réellement tirés par personne et par jour (les 50 litres habituels servent à dimensionner un ballon, pas à mesurer ce qu'on consomme).
Pour un foyer de quatre personnes, cela fait 140 litres par jour, donc 35 grammes de calcaire par jour qui traversent le ballon, soit 13 kg sur l'année.
Tout ne se dépose pas : la plus grande partie repart avec l'eau. Environ 14 % reste au fond, mêlé au sable venu du réseau.
Cette proportion vient de nos propres chantiers, pas d'un manuel : nous sortons à peu près quinze litres de tartre d'un ballon de dix ans à Toulon, où l'eau titre 294 mg par litre. Les chiffres de cette page en découlent. Ils donnent un ordre de grandeur, pas une mesure de votre appareil.

Prenez un chauffe-eau à résistance stéatite ou ACI, jamais une blindée. Et faites détartrer la cuve tous les deux ans, c'est l'intervalle que recommande Atlantic sur une eau calcaire. Un centimètre de tartre sur la résistance, c'est environ 10 % de consommation en plus.
Et l'adoucisseur ? L'adoucisseur commence à se discuter à ce niveau. Il protège toute la maison et pas seulement le ballon, mais il coûte cher et demande du sel et un entretien annuel. À arbitrer selon votre installation.
Le réglage qui ne coûte rien
Et regardez votre thermostat. Il n'y a aucune raison de le pousser à fond : plus l'eau est chaude, plus le calcaire se dépose. Entre 55 et 60 °C vous avez largement assez d'eau chaude, vous restez au-dessus du seuil qui protège de la légionelle, et vous entartrez nettement moins. C'est gratuit et ça se règle en deux minutes.
Et les anti-calcaire vendus en magasin ?
Aucun filtre n'enlève le calcaire : il est dissous dans l'eau et traverse tout. Certaines cartouches, dites au polyphosphate, limitent son dépôt sur la résistance sans réduire la dureté de votre eau : votre bouilloire s'entartrera pareil. Quant aux boîtiers magnétiques ou électroniques vendus en grande surface de bricolage, ni l'ANSES ni le CSTB ne reconnaissent leur efficacité, et les tests n'ont pas montré de résultat constant. Le seul appareil qui retire vraiment le calcaire est l'adoucisseur, et ce n'est pas un filtre : il échange le calcium contre du sodium.
Un doute sur votre chauffe-eau ?
Écrivez-moi son âge, sa marque et son type de résistance, et je vous dis s'il faut le détartrer, le remplacer, ou simplement le laisser tranquille. C'est gratuit.
Écrivez-moiSource : contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine, base SISE-Eaux du ministère chargé de la Santé, consultée via Hub'Eau. Valeur médiane des relevés publiés depuis 2024 pour cette commune. Nous reprenons ces publications chaque semaine. Les analyses évoluent, vérifiez auprès de votre distributeur si une valeur à jour vous est nécessaire.
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